Le mal serait peut-être plus profond qu’on ne le pense. Dans nos relations humaines, disons dans les rapports entre certains supporters africains, il y aura bien un avant et un après « Can 2025 » de football. Il suffit d’un tour dans les réseaux sociaux pour s’en rendre compte. Nous y sommes ramenés chaque jour à cette longue et interminable finale de football entre le Sénégal et le Maroc qui a fini de déchaîner de folles passions. Oui, il faut le redire ici, ce qu’on lit dans les différentes plateformes digitales, au-delà des fake news, images détournées à mauvais escient pour insulter, calomnier, frisent des sentiments plus forts que la colère.
Le fond de l’humain, à beau le retenir, est dégueulé parfois sous forme de mépris, et révèle la véritable nature de l’individu. Ces lendemains de déception dépassent ce fameux ressentiment, le « seum » (argot français issu de l’arabe « sèmm », signifiant venin, des fans ou passionnés déçus, dépités.
Ce « seum » risque de se transformer malheureusement en traumatisme. Un mal qui doit vite être guéri, avant qu’il ne corrompe l’esprit et le savoir-vivre de l’individu. Un exorcisme ou une remise en question collective s’impose. Diable, sors donc de ces corps de supporters possédés par trop de passion…
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