Toutes les vies humaines se valent. Une mort touche l’ensemble de la société. Le décès tragique d’un étudiant au campus social de l’Ucad, lundi 9 février, a ému plus d’un citoyen sénégalais. Seulement, nous avons presque occulté l’accident d’un minicar de transport en commun appelé « Sheiku Charifu », qui a causé cinq morts, dimanche 8 février, sur la route de Matam, à hauteur de Barkedji.
Le véhicule avait quitté Dakar et se rendait au Fouta. Ce drame est presque passé inaperçu dans l’opinion nationale. Comme c’est le cas des séries d’accidents survenues sur les routes du pays ces dernières années. Une hécatombe qui n’émeut presque plus personne. Sauf les parents des disparus qui pleurent, dans la dignité, leurs proches tués injustement par des chauffards de transport en commun, souvent ignares. Des tueurs froids laissés à eux-mêmes ou punis juste d’un mois de prison et c’est fini. Libres de nouveau avec leur permis de « tuer », ils recommencent le lendemain, et diront à qui veut les entendre que ces accidents relèvent de « la volonté divine ».
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