Sénégalaises, Sénégalais, Africaines et Africains,
L’histoire retiendra les joj de Dakar, ces instants où nous aurons choisi de faire taire les différences politiques, religieuses, ethniques et idéologiques. Car l’Afrique ne peut se réduire aux querelles : elle est une mère nourricière, une matrice de fraternité.Dakar, capitale des rencontres, doit devenir le symbole d’une Afrique qui accueille le monde et sa jeunesse. Ici, sous le soleil du Cap-Vert, que chaque main se tende vers l’autre, que chaque voix s’élève pour dire : « Nous sommes un seul peuple, une seule humanité. »La jeunesse, porteuse de demain, réclame des ponts et non des murs, des chants et non des cris, des joies et non des rancunes. Elle est l’héritière de nos luttes et la gardienne de nos espérances.
Léopold Sédar Senghor nous rappelait que « la civilisation de l’universel » est l’horizon de l’Afrique : unir les différences pour bâtir une humanité solidaire.
Nelson Mandela affirmait que « la paix n’est pas seulement l’absence de guerre, mais la création de conditions de justice ».
Cheikh Anta Diop voyait dans l’unité africaine la condition de notre dignité et de notre puissance.
Ces voix, venues de notre histoire, nous invitent à dépasser les clivages pour construire une Afrique réconciliée avec elle-même et ouverte au monde.
Salam est notre bannière.
La paix est notre héritage.
L’unité est notre avenir.
Que Dakar soit la mémoire vivante de ce choix. Que l’Afrique, dans sa diversité, devienne le flambeau d’une humanité réconciliée.
Diama Badiane, philosophe sociologue et essayiste


