Le Projet PASTEF vise à bâtir une économie endogène, résiliente et libérée des aléas et autres risques inhérents à la dépendance économique. Pour le Sénégal, cette ambition est une évidence au regard des contraintes liées au surendettement hérité de l’ancien régime (près de 130% du produit intérieur brut) combiné à la conjoncture au niveau international, marquée singulièrement par la guerre autour du golfe persique et ses impacts sur le transport maritime, le commerce mondial ainsi que sur les prix du gaz et du pétrole.
Après les ajustements structurels, le Sénégal a assis son économie sur le secteur tertiaire, celui des services, en laissant quasiment s’effondrer les autres secteurs. Cette politique a inéluctablement montré ses limites puisqu’elle a cassé la nécessaire mise en cohérence des différents segments productifs d’une économie (production, transformation et consommation) au point de rendre le pays totalement dépendant de l’importation.
Afin de sortir de cette vulnérabilité structurelle, le Président Ousmane SONKO a, dans son livre « Solutions pour un Sénégal nouveau », décliné de grandes orientations pour une économie forte et résiliente. Celles-ci sont reprises dans son programme de gouvernance en tant que candidat à l’élection présidentielle de 2019. Les mêmes propositions sont consignées dans le programme du candidat Bassirou Diomaye Diakhar FAYE en 2024.
Il s’agit en effet de structurer l’activité économique en partant de la production et de la création de valeur ajoutée par la transformation. Je voudrais ici m’arrêter sur le premier segment de cette chaîne occupé par le secteur primaire.
Le Sénégal ne peut pas parvenir au développement économique et social sans une agriculture à forte capacité productive. Sous ce rapport, il est indispensable que le gouvernement élabore des politiques et programmes qui incitent et favorisent un retour à l’activité agricole intensive des populations.
Là, réside le vrai dialogue : dialogue avec les acteurs, dialogue avec la terre comme à l’image des vacances agricoles patriotiques !
Le Sénégal dispose de multiples atouts pour développer des filières agricoles rentables. Le pays bénéficie d’importantes terres arables, d’une bonne pluviométrie, d’un bon niveau d’ensoleillement et d’une bonne couverture hydrographique. Nous pouvons donc produire de manière excédentaire des céréales (riz, mil, maïs, blé…) des fruits et légumes pour couvrir nos besoins de consommation d’une part et, d’autre part, créer de la richesse grâce à l’exportation de produits transformés localement par une industrie qu’il faut également remettre en marche, développer et moderniser.
Les efforts dans le secteur agricole doivent intégrer aussi l’accompagnement et l’amélioration génétique des filières animales (bovine, ovine, porcine…) pour créer au Sénégal de véritables chaînes de valeur dans l’élevage tout en nous donnant les moyens d’approvisionner correctement notre marché notamment lors des évènements religieux comme la Tabaski, sans devoir dépendre de nos voisins (Mali, Mauritanie).
C’est cette vision que le Président Ousmane SONKO a encore partagée avec les acteurs agricoles lors de sa dernière tournée de travail dans le bassin arachidier. Il s’agit d’opérer une révolution dont la finalité est de faire des acteurs du secteur primaire de véritables entrepreneurs avec toute la structuration d’une agriculture moderne.
Les fruits de la terre, la richesse des hommes !!!
# Projet PASTEF pour un Sénégal souverain !
# PROS, le Gardien de la Révolution !
Jean Pierre COLY
Administrateur civil,
Membre du MONCAP


