À l’occasion de la Journée mondiale de l’hémophilie célébrée vendredi, Dr Marième Camara, hématologue au Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, a alerté. Elle déclare que 50 à 60 hémophiles sont recensés dans la région de Diourbel, mais le sous-diagnostic entraîne encore des décès évitables.
Maladie hémorragique rare, l’hémophilie reste largement sous-diagnostiquée au Sénégal. Le constat est le même à Touba, a rappelé hier Dr Marième Camara, médecin hématologue et spécialiste des maladies du sang au Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim, lors de la Journée mondiale dédiée à cette pathologie.
Selon Dr Camara, on compte environ une cinquantaine voire une soixantaine d’hémophiles dans la région de Diourbel. Ce chiffre, selon elle, s’explique par la méconnaissance des signes cliniques qui maintient la maladie sous-diagnostiquée.
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« C’est parce qu’il n’y a pas l’accès aux soins, au diagnostic et au traitement que, malheureusement, jusqu’à ce jour, l’hémophilie reste une maladie grave dans la région », déplore-t-elle. À l’en croire, ce retard de prise en charge favorise des décès qui pourraient être évités.
Sokhna Diouma Sène, secrétaire de l’Association sénégalaise des hémophiles pour la région de Diourbel, abonde dans le même sens D’après elle, la plupart des hémophiles perdent la vie à cause d’un manque de diagnostic.
Elle ajoute que même lorsqu’un médecin soupçonne l’hémophilie, la région de Diourbel ne dispose pas du plateau technique nécessaire pour confirmer et traiter la maladie. C’est dans ce sens qu’elle interpelle sur le sujet la mairie de Touba, représentée par l’adjoint au maire El Hadji Fallou Ndiaye, qui s’est engagé à accompagner l’association pour améliorer la prise en charge des malades.
Birane Diop (Correspondant)


