On ne le dira jamais assez : au Sénégal, la tricherie est devenue une matière optionnelle… que trop de candidats semblent maîtriser avec mention. Chaque fin d’année, les examens offrent leur lot de fraudeurs comme d’autres récoltent des lauréats.
À Bambey, onze candidats au Bfem ont été rattrapés, téléphone en main, sujets en poche. Réviser ? Trop classique. Télécharger ? Plus tendance.
Le plus inquiétant n’est pourtant pas le smartphone, mais le logiciel mental. À 15 ou 16 ans, certains apprennent déjà que le raccourci vaut mieux que l’effort. Aujourd’hui, ils copient une dissertation ; demain, ils copieront peut-être une signature, un marché public ou un budget. La fraude passe, hélas, ses examens avec plus de régularité que certains candidats.
Si ça continue, il faudra bientôt créer une nouvelle épreuve : « Techniques avancées de tricherie », coefficient 8, avec spécialité WhatsApp et mémoire de fin d’études sur « Comment réussir sans apprendre ». Et le plus triste, c’est que certains seraient encore capables d’y échouer… en copiant mal. Qui sait ?
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