Pape Thiaw quitte la Tanière. Le Mondial aura finalement sifflé la fin de son aventure. Il avait pourtant une arme : le cœur. Mais une Coupe du monde ne se gagne pas aux sentiments. Elle se conquiert avec des jambes, des idées, des choix forts et cette capacité à trancher quand les circonstances l’exigent.
À force de vouloir préserver les équilibres, l’équipe a parfois donné l’impression de confondre stabilité et immobilisme. Dans un Mondial où chaque détail compte, les certitudes finissent parfois par devenir des chaînes. Pape paie donc le prix d’une méthode qui n’a pas résisté au test du très haut niveau. Le football est un juge sans mémoire : il ne récompense ni les intentions ni les bonnes histoires, mais les résultats. Il sourit à ceux qui osent, innovent et gagnent. En haute compétition, le cœur peut motiver une équipe. Mais il ne remplace jamais le cerveau qu’on attend sur le banc.
salla.gueye@lesoleil.sn


