Tout d’un coup, l’on nous dit que le vrai drame du Mondial n’était ni les choix tactiques, ni l’organisation, mais… le Cv du médecin. Un beau tour de passe-passe.
Pendant que tout le monde débat de spécialités médicales, les vraies pathologies de la gouvernance filent discrètement vers les vestiaires. Aux échecs, on parlerait d’enfilade ; en communication, d’un « hareng rouge » : on agite un poisson bien fumé pour masquer l’odeur d’un autre problème.
Le résultat est imparable, la crise s’offre une diversion sur prescription médiatique. Hélas !
Alors que le monde entier se moque de nous, les dysfonctionnements, eux, échappent au contrôle antidopage de la raison.
Au fond, le Sénégal attend moins un concours de petites phrases qu’un examen clinique de sa gouvernance sportive. Car le meilleur remède contre les crises n’est pas la diversion. C’est le diagnostic… suivi d’une ordonnance appliquée.
salla.gueye@lesoleil.sn


