Le refrain d’une chanson de Youssou Ndour dit littéralement en wolof « Quand une personne ne peut t’atteindre, elle passera par un de tes proches pour te nuire… ». Souvent, des célébrités ou personnalités publiques font ainsi les choux gras de la presse, quand un de leurs enfants a maille à partir avec la justice. Une fois, lors d’une Cour d’Assisses à Dakar, un célèbre diplomate a vu ses trois fils jugés pour une implication dans le meurtre d’un homme, suite à un règlement de comptes amoureux.
Plus de vingt ans après, on se souvient à peine du prénom des trois jeunes gens, mais on n’oublie jamais celui de leur papa diplomate, ressassé par la presse à longueur du procès. Hier, le Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored) a été obligé de rappeler aux professionnels des médias de faire preuve de « discernement et de responsabilité » dans le traitement de l’affaire F. B. G, la fille du leader de l’Ong Jamra arrêtée pour une affaire de drogue et de mœurs. Selon le Cored, Mame Makhtar Gueye, connu dans la lutte contre le trafic et la consommation de drogue, ne peut être tenu pour responsable des faits reprochés à sa fille majeure. Mais, comme nous tous, pas forcément à l’abri des vicissitudes de la vie.
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