Nostalgie. En voyant une récente vidéo d’un collègue maniant tant bien que mal un « kadiandou », ce hilaire diola, dans un périmètre familial, les souvenirs de nos années de vacances agricoles en Casamance nous reviennent en mémoire.
Sarcler, labourer la terre, semer les graines sur plusieurs hectares, à l’aide de ce grand bâton muni d’une longue lame en fer à son extrémité, exigeaient une volonté herculéenne. Nous revoyons ces hommes, souvent torses nus sous le soleil ardent, bêcher avec entrain la terre en entonnant des chants de joie. Il arrivait que la pluie s’abattait avec de fortes rafales et cela ne diminuait en rien l’ardeur des paysans. Plus de trente ans après, presque rien n’a changé. Juste quelques machines motorisées introduites timidement dans le circuit agricole.
Les moyens font défaut chez ces petits paysans. Le 17 juillet dernier, les ministres chargés de l’Économie et de l’Agriculture ont signé un arrêté conjoint exonérant de Tva une gamme de matériels agricoles et d’élevage, notamment les tracteurs, motoculteurs, matériels de travail du sol, équipements de semis, de fertilisation, d’irrigation, de récolte… Bref, une réforme qui, espère-t-on, va améliorer l’accès à la mécanisation pour ces petites exploitations familiales, l’essentiel du tissu agricole national.
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