Des professionnels de l’information et de la communication ont pris part hier à Dakar à un atelier de sensibilisation consacré à la couche d’ozone. L’objectif est de renforcer leurs capacités pour un traitement rigoureux des questions environnementales.
veulent mieux s’approprier les enjeux environnementaux. C’est dans cette dynamique qu’un atelier d’information et de sensibilisation s’est tenu, lundi 13 avril, à Dakar. C’est à l’initiative de la Direction de la Réglementation environnementale et du contrôle au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, en partenariat avec l’Association des journalistes pour la transparence dans les ressources extractives et la préservation de l’environnement (Ajtrepe). La couche d’ozone est une région de la stratosphère située entre 15 et 50 km d’altitude. Elle contient une forte concentration d’ozone. Elle agit comme un bouclier protecteur en absorbant la majorité des rayons ultraviolets du soleil, indispensables à la vie sur terre. Face à la complexité des sujets liés à la couche d’ozone et au changement climatique, les organisateurs ont insisté sur la nécessité de renforcer les compétences des professionnels des médias. « Ce genre de session est très important pour nous. Nous sommes là pour apprendre, poser des questions, mais surtout pour produire des contenus sur ces thématiques », a déclaré Youssouph Bodian, président de l’Ajtrepe. Le journaliste a également mis en avant les difficultés rencontrées par ses confrères dans l’accès aux experts. « Souvent, l’accès aux experts n’est pas évident. Nous comptons sur vous pour faciliter cela, afin que les journalistes puissent aller plus loin dans leurs productions », a-t-il plaidé, appelant à une collaboration durable entre spécialistes et médias. Le directeur de la Réglementation environnementale et du contrôle, Baba Dramé, a rappelé les efforts du Sénégal dans la protection de la couche d’ozone. « Depuis la ratification du Protocole de Montréal, en 1993, notre pays a accompli des progrès significatifs », a-t-il souligné. Selon lui, certaines solutions apportées pour protéger la couche d’ozone ont des impacts négatifs sur le climat. « Il est donc essentiel de trouver un équilibre », a expliqué M. Dramé. Au-delà des aspects techniques, les intervenants ont insisté sur le rôle clé des médias. « Vous êtes des éducateurs de masse, capables de vulgariser des concepts scientifiques complexes et de lutter contre la désinformation », a relevé M. Dramé. Il a toutefois mis en garde contre la circulation d’informations non vérifiées, particulièrement lors d’incidents environnementaux. À l’issue de l’atelier, les participants ont été invités à produire davantage de contenus spécialisés afin de mieux informer les populations et accompagner les politiques publiques. D’ailleurs, Baba Dramé a informé que le ministère de l’Environnement va initier un prix pour récompenser les meilleures productions médiatiques liées à la couche d’ozone. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de promouvoir un journalisme environnemental plus rigoureux, accessible et engagé au Sénégal.
Babacar Guèye DIOP

