Demain, 14 février, les amoureux, à travers le monde, vont célébrer la Saint-Valentin. Cette fête, qui trouve ses origines dans l’Antiquité romaine, est célébrée le 14 février de chaque année. Au-delà des cadeaux et des fleurs, elle est l’occasion de raviver la flamme, d’exprimer ses sentiments et de renforcer les liens au sein du couple. Plus qu’une fête commerciale, elle symbolise l’engagement. La reconnaissance.
En effet, certains hommes ont manifesté cette reconnaissance, de façon singulière, à leurs épouses, inscrivant ainsi leur acte dans l’éternité. En Inde du Nord, dans la ville d’Agra, non loin de New Delhi, se trouve l’un des monuments les plus emblématiques et les plus visités au monde : le Taj Mahal. Une histoire d’amour gravée dans le marbre pour immortaliser à jamais une épouse bien-aimée.
Symbole d’harmonie et de fidélité, le Taj Mahal est le mausolée construit par l’empereur moghol Shah Jahan pour son épouse préférée, Mumtaz Mahal, disparue prématurément. Mumtaz Mahal, de son vrai nom Arjumand Banu Begam, était une princesse issue de la noblesse perse. Plus que son épouse, elle était la confidente, le soutien politique et le grand amour du souverain.
À Agra, il se dit que les deux époux, mariés en 1612, entretenaient une relation exceptionnelle, que Mumtaz accompagnait Shah Jahan dans ses campagnes militaires et qu’elle partageait ses responsabilités. Une histoire à l’eau de rose. Un conte de fées.
Malheureusement, Mumtaz perdit la vie en 1631 alors qu’elle donnait naissance à leur enfant. Effondré par le chagrin, l’empereur fut inconsolable. Après un long retrait de la scène publique, il jura d’ériger pour sa bien-aimée un mausolée qui n’aurait d’égal ni sur terre ni dans le ciel. Ainsi naquit le projet du Taj Mahal.
À son apogée, l’Empire moghol était l’un des plus vastes de l’histoire, s’étendant de la Chine jusqu’aux frontières de l’Europe de l’Est et au Proche-Orient. Un exploit qui n’aurait pas été possible sans les femmes, puisque, comme on le dit souvent, derrière tout homme fort se tient une femme.
En Amérique latine, le couple Kirchner a trôné, pendant presque une décennie, au sommet de l’État argentin. Néstor Kirchner et Cristina Fernández de Kirchner ont gouverné le pays entre 2003 et 2015, marquant profondément la vie institutionnelle, économique et sociale de cette nation sud-américaine. Leur parcours illustre une forme singulière de pouvoir conjugal, où l’engagement politique s’est nourri d’une alliance personnelle forte.
En Amérique centrale, l’ancien chef de la révolution sandiniste de libération nationale, Daniel Ortega, revenu au pouvoir en 2007 par les urnes, a dirigé le Nicaragua d’une main ferme. Rosario Murillo, son épouse, a joué un rôle central dans cette évolution. Elle est passée du statut de première dame influente à celui de vice-présidente, puis de coprésidente en 2025.
Ici, au Sénégal, lorsqu’il s’agit d’engagement et de fidélité, l’histoire qui revient toujours en mémoire est celle du veuf qui a dédié à sa défunte douce moitié, Fatou, un talif devenu presque un hymne à la complémentarité et à la complicité dans un couple. À l’amour.
Bien avant cette reconnaissance bien méritée, le nord du Sénégal a été le témoin d’une histoire d’amour gravée, cette fois, dans le béton. Il s’agit d’un château bâti sous les tropiques pour témoigner de l’amour d’un homme à une dame. C’était au début du XIXe siècle. Jean François Roger, ancien gouverneur du Sénégal de 1822 à 1827, construisit un château pour honorer sa dulcinée sénégalaise.
On parla alors de la folie du baron Roger. Dans cette partie nord du pays, ce gouverneur de la France avait choisi l’amour plutôt que l’Empire. Le cœur a ses raisons que la raison ignore, a-t-on l’habitude de dire.
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