A quelques mois du Mondial 2026, le ballon n’a pas encore roulé qu’il déclenche déjà des passes politiques. Certains en Europe rêvent d’un boycott comme on rêve d’un parapluie en plein désert. En cause, Donald Trump, revenu sur la scène américaine avec ses slogans, ses certitudes et son art consommé de diviser avant même le coup d’envoi. Gianni Infantino, gardien autoproclamé du temple footballistique, a sifflé la fin de la récréation. Pour lui, le football n’est ni une tribune parlementaire ni un talk-show du dimanche soir. Les boycotts, dit-il, ne marquent jamais de buts et transforment les stades en arènes de ressentiment. Autant jouer à onze contre la colère, le résultat est connu.
Infantino préfère voir dans la Coupe du monde une trêve, un rare moment où l’on se dispute sur un hors- jeu plutôt que sur des frontières. Dans un monde qui se parle de plus en plus fort, il parie encore sur un ballon pour rappeler que l’on peut crier ensemble sans forcément se détester.
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