Le nouveau sport national ne demande ni stade, ni licence, ni arbitre. Une moto, une route nationale, des phares souvent éteints et une bonne dose d’inconscience suffisent. À l’arrivée, il n’y a ni médaille ni trophée, seulement des sirènes d’ambulance et des familles en deuil.
La vidéo de ce Jakartaman acrobate fait sourire certains internautes, qui y voient un « talent à valoriser ».
Valoriser, vraiment ? Un talent qui se produit au milieu de la circulation ressemble davantage à un rendez-vous avec la mort qu’à une démonstration de bravoure.
À Louga comme à Saint-Louis, les rallyes nocturnes de Jakarta écrivent depuis des années une chronique funèbre avec leur lot de morts et d’amputés. À chaque virage, la faucheuse roule en passagère clandestine. Les clics passent, les vidéos disparaissent des tendances. Et la mort, contrairement aux abonnés, ne se désabonne jamais. salla.gueye@lesoleil.sn


