Depuis quelques jours, le ciel nous sert son grand spectacle : des nuages en furie, des tourbillons de poussière. Les prévisionnistes appellent cela des lignes de grains. Disons plutôt des « grains de sable », car chacun y va de sa petite rafale dans les débats !
Le phénomène n’épargne aucun terrain. Dans le sport, surtout chez nos Lions, les nuages s’amoncellent : l’avenir de Pape Thiaw, les critiques, les débats… Ça souffle fort en coulisses. En politique aussi, le vent de la reconfiguration décoiffe. Les positions bougent, les alliances se cherchent et certains discours, malheureusement, prennent la poussière de la haine. Comme quoi, quand le vent se lève, il révèle aussi les détritus cachés sous les tapis.
« Pendeu bi wouree goul », disait avec malice un confrère. Heureusement, Safar est là, ce mois béni de « mbegté », avec son cortège de spiritualité, avant le Magal de Touba et le Gamou qui se profilent. Après les vents de discorde, puisse souffler le vent de la paix. Car au Sénégal, même quand le ciel gronde, on sait toujours attendre… la bonne éclaircie.
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