Pendant que certains mondialistes rentrent au pays avec une valise remplie de selfies, nos Lions, eux, débarquent avec des camions de riz, des cartons d’équipements et des brassées de dignité.
Nicolas Jackson soulage Ziguinchor, Lamine Camara équipe son village, Assane Diao et Bamba Dieng sèment des sourires, Habib Diarra et Pathé Ciss rappellent qu’on peut encore marcher dans son quartier sans cortège ni sirène.
Ils savent retrouver le chemin de leurs racines. À croire que le plus grand trophée ne se soulève pas dans un stade, mais dans une concession où une marmite cesse de sonner creux. Au moment où certains politiciens reviennent au village au rythme des échéances électorales, eux y reviennent au rythme du cœur. Sans fanfare, sans banderole, encore moins de communiqué triomphal.
Comme le veut la tradition, la main qui donne ne convoque pas la sono. Au fond, ces Lions rappellent une leçon oubliée : la vraie star ne brille pas parce qu’elle est sous les projecteurs, mais parce qu’elle éclaire les autres. Une lumière qui, elle, ne connaît ni hors-jeu ni élimination.
salla.gueye@lesoleil.sn


