Idrissa Sané, Balla Gaye, Fallou Sène… et avant-hier Abdoulaye Ba. La liste des étudiants tombés lors des manifestations estudiantines au Sénégal est bien longue. Sur le campus social, il suffit, chaque fois, de l’intrusion d’un élément extérieur, en l’occurrence des forces de sécurité, pour faire dégénérer la situation. Pour avoir fréquenté le lycée et ensuite les deux grandes universités nationales, notamment les universités Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint-Louis, on mesure, une fois avoir quitté les bancs des facultés et instituts, combien certains élèves et étudiants sont insensibles aux risques de blessures graves ou à la mort dans ces affrontements avec les éléments de la police ou de la gendarmerie. Des jambes et bras brisés, des yeux éborgnés, des traumatismes crâniens irréversibles, et malheureusement des morts comptés depuis… 1988 pour l’histoire récente des luttes estudiantines sénégalaises. Le jeune bachelier, comme l’étudiant en médecine Abdoulaye Ba, en quittant joyeusement son patelin natal, arrive dans les amphithéâtres, la tête pleine de rêves et d’ambitions. Mais hélas, le cycle des violences sur le campus social les brise souvent cruellement.
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