Hier, 8 mars. Le monde a célébré les femmes. Le Sénégal aussi : discours vibrants, promesses d’égalité et bouquets symboliques. Une journée où l’on redécouvre, avec émotion, que les femmes existent.Le lendemain, tout rentre dans l’ordre. Elles continuent. Au marché dès l’aube, dans les cars rapides bondés, au bureau, à l’école où elles raflent de plus en plus les premières places, puis à la maison où commence la fameuse deuxième journée de travail.
Au fond, le 8 mars n’est pas vraiment une fête. C’est un rappel annuel. Car les femmes tiennent la barque — le foyer, le budget et parfois même le pays.
Certes, le Sénégal a fait des progrès : 41 % de femmes à l’Assemblée nationale, ce n’est pas rien.
Mais l’égalité ne devrait pas être un événement saisonnier.
Une rose une fois par an, c’est joli. Le respect tous les jours, c’est mieux.
En tout cas, pendant qu’on applaudit le 8 mars, beaucoup continuent, le reste de l’année, à subir en silence des violences que les discours, eux, préfèrent ignorer.
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