Ainsi donc, la Can marocaine a tiré sa révérence… au tribunal. Sifflet final devant le juge. Cette édition, si prometteuse sur le papier, aura surtout brillé par ses bugs : une VAR en panne en plein match, des coups de sifflet acrobatiques et des décisions arbitrales capables de dribbler la logique.
Malgré les stades rutilants et les pelouses manucurées du royaume chérifien, l’« exception africaine» s’est dissoute dans les récriminations.
Des Lions trimballés de Tanger à Rabat sous escorte polémique, une finale éclaboussée par une rocambolesque affaire de serviettes avant que le Sénégal ne plie l’affaire, ballon au pied.
On pensait l’histoire close. Faux : elle s’est rejouée en robe noire. On répète que la loi est la loi. D’accord. Mais quand le ballon ricoche sur les susceptibilités nationales, il déclenche des secousses diplomatiques.
Dix-huit supporters écopent lourd. La coupe déborde du trophée pour se transformer en couperet. Le foot relie les peuples, dit-on. Il relie surtout les nerfs, les égos et les agendas. Le ballon est rond, mais ses ramifications, elles, sont carrément tentaculaires et parfois, elles finissent au prétoire.
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