Longtemps, les abonnés de Orange ont appris la patience. Devant leurs écrans figés, ils invoquaient la fatalité technologique comme on accepte la météo. La fibre promettait la vitesse, elle offrait souvent l’attente. Puis, sans prévenir, le vent a tourné. Un message est tombé, presque incrédule. Le débit grimpe de 40 à 100 Méga. La facture, elle, s’allège. Le miracle est double. Moins cher et plus rapide. Dans un pays où les mauvaises nouvelles circulent mieux que les bonnes, celle-ci a eu l’effet d’un rayon de soleil après une longue saison de nuages. Le timing n’est pas anodin.
L’arrivée de Starlink, portée par Elon Musk, a introduit une idée simple dans le paysage numérique local. L’internet peut venir d’ailleurs et frapper fort. Très fort. Soudain, la concurrence cesse d’être un slogan et devient une réalité palpable. Elle pousse, elle secoue, elle oblige. Les lignes s’améliorent, les tarifs respirent. Le consommateur retrouve un pouvoir oublié. Celui de choisir. La technologie avance souvent sous la pression. Cette fois, elle a pris la forme d’un satellite dans le ciel et d’un SMS sur terre. Et les internautes, eux, redécouvrent le plaisir d’une page qui s’ouvre sans soupir.
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