Enfants, quand l’école était surtout publique, nous avions le « symbole » comme objet de punition à porter au cou pour avoir parlé sa langue maternelle dans la cour de récréation ou en classe. Les maîtres ou directeurs d’établissement l’instauraient pour inciter les potaches à bien s’exprimer dans la langue de Molière.
Mais ça, c’était au siècle dernier. Car depuis, la nouvelle génération parle comme elle veut dans une cour d’école. Il parait que le wolof est le moyen le plus familier pour converser avec son camarade ou souvent avec son enseignant ou le professeur… d’anglais.
Hier, devant les micros de la presse, une ministre, économiste et pas littéraire, aurait buté sur ses mots en français et cela a fait le tour des réseaux sociaux. La vérité est qu’au pays de Léopold Sédar Senghor, le poète-président, premier agrégé noir de grammaire et plus tard membre de l’Académie française, les choses ont bien changé. « Aujourd’hui, les Sénégalais ne parlent plus français. Ils ne parlent que le wolof même à l’école, dans l’administration et ailleurs.
Le Sénégalais se fâche même lorsque tu lui parle français », remarque si bien le sieur Cisco dans un commentaire lu sur le web. Le Sénégalais lambda de ce présent siècle, refuse souvent volontiers de parler d’un bon « français ». Comme si les langues nationales prenaient une « revanche » sur la langue coloniale…
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