Pendant que l’Espagne a rangé le trophée du Mondial dans sa vitrine et repris le boulot, le Sénégal, lui, dispute encore les arrêts de jeu… de sa propre débâcle. Ici, le match ne se joue plus sur la pelouse, mais entre paraphe, cachet, tutelle, fédéraux et courrier recommandé. Le ballon est devenu un dossier administratif.
Pape Thiaw est limogé, mais son contrat, lui, refuse de quitter le banc. « L’État renvoie la facture à la Fédération », nous apprend le très sérieux Sud Quotidien. Et nous, on découvre qu’on ne licencie pas un sélectionneur lorsque le chéquier est déjà au vestiaire.
Et voilà qu’on rêve de Vieira ou d’Hervé Renard. Mais, visiblement, le problème n’était pas le nom sur le banc, mais celui qui figure sur le chèque. Cerise sur le gazon, le Tas peut encore renvoyer tout le comité directeur… aux vestiaires. À ce rythme, le premier adversaire du Sénégal lors des éliminatoires de la Can 2027 sera moins dangereux que son propre organigramme. Chez nous, le football ne manque pas de talents ; il souffre surtout d’un excès de prolongations administratives.
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