À Davos, devant un public habitué aux chiffres et aux nuances, Donald Trump a livré, hier, un discours fidèle à son style. Selon lui, l’économie américaine n’avance pas, elle « explose » ; la croissance ne progresse pas, elle devient « historique » ; et les États-Unis ne participent pas au monde, ils le font fonctionner.
Dans cette vision, Washington est le moteur, l’Otan une dette, et la reconnaissance, finalement, une obligation. Même le Groenland devient un sujet stratégique, résumé en un « petit morceau de glace » à acquérir pour protéger la planète, avec une diplomatie réduite à deux options : accepter ou être mémorisé.
Sur l’immigration, même ton : suspension des visas longs, révision des règles, exigence d’autonomie financière. Des pays africains sont concernés, au nom d’une sécurité et d’un équilibre budgétaire assumés.
Pendant ce temps, Donald Trump reçoit un prix de la paix de la Fifa. « Le football unit le monde », aime répéter Gianni Infantino. Encore faut-il pouvoir franchir la frontière pour assister au match.
Dans cette conception des choses, l’Amérique gagne toujours. Le reste du monde, lui, est invité à s’adapter.
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