Il y a des disparitions qui imposent le silence avant les mots. Celle de Mansour en fait partie. Je ne le connaissais pas, mais les témoignages qui affluent dessinent tous le même visage : celui d’un jeune homme respectueux, généreux et profondément humain. À mesure que les hommages s’accumulent, on comprend qu’il ne laisse pas seulement une famille endeuillée, mais une multitude de cœurs meurtris. Même les réseaux sociaux, si souvent prompts aux querelles, ont rangé les armes pour saluer celui qui semblait avoir choisi la bienveillance comme ligne de conduite.
Mansour laisse le souvenir d’un homme qui préférait les idées au vacarme, le dialogue à la polémique. Une singularité qui, sous nos latitudes numériques, relève presque de l’espèce protégée.
Puis la réalité reprend le volant. Nos routes continuent d’aligner les drames comme d’autres collectionnent les records. On s’émeut, on promet, puis le vacarme du quotidien recouvre tout, jusqu’au prochain ruban noir. Allah, le Très-Haut, nous rappelle que la vie tient à un fil. Et malheureusement le prochain hommage s’écrit déjà quelque part…
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