On l’attendait comme la pluie en pleine canicule. Il est enfin arrivé : le réveil de Pape Thiaw. Pendant deux matchs, les remplaçants semblaient avoir fait le déplacement pour visiter les stades. Cette fois, le sélectionneur a découvert qu’un banc de touche n’est pas un meuble de décoration. Les changements sont arrivés à temps.
Mieux, ils ont changé le match. Trois des cinq buts portent la signature de joueurs sortis du banc. Comme quoi, les « jeunes » ne réclamaient ni passe-droit ni visa pour entrer sur le terrain, juste un peu de confiance pour une manita salvatrice. Pour dire que dans le football moderne, le génie n’est pas toujours de marquer cinq buts.
Il consiste parfois à faire les bons choix avant que le match ne vous échappe. Pape Thiaw l’a enfin compris. Le plus dur, désormais, n’est plus de se réveiller. C’est de rester éveillé.
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