Lors d’un Magal, un vieux collègue de service déclaré diabétique n’y allait pas de main morte devant les victuailles, ces « berndés » qu’on nous servait lors de notre séjour à Touba. Même du poulet au petit déjeuner, il ne faisait pas prier. À la remarque d’un doyen lui rappelant son statut de malade, le collègue répondait en me regardant : « Jeune homme, de toute façon, on meurt toujours de quelque chose ». Alors, se disait-il, pourquoi rechigner devant ces copieux repas offerts journalièrement par les autorités religieuses. En lisant chaque fois une enquête scientifique conclure qu’un tel aliment: viande, poisson, condiment ou céréale est mauvais pour la santé, mes pensées vont vers ce vieux collègue aujourd’hui retraité, mais se portant bien sur ses deux jambes et rencontré souvent faire sa marche dans son quartier. Il nous rappelle ces malades à qui leur médecin recommande des régimes et traitements pour ne pas « mourir si tôt », mais qui survivent souvent à ce même toubib. On se dit donc, comme ce collègue, « on meurt toujours de quelque ». Même de plaisir ou de sommeil dans son lit…
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