Aujourd’hui, le Sénégal semble lire ses propres cauchemars en « Une », et nos actualités ressemblent à un mauvais film d’horreur qu’on ne peut pas zapper. Heureusement que le Ramadan et le Carême ont débuté, sinon on finirait tous par jeûner de bonne humeur sans même le vouloir !
Entre la sordide affaire des « woubis » et des « yoss », qui se répand plus vite qu’un scoop sur TikTok, et les nombreux cas de viols et de pédophilie qui défilent dans les médias et sur les réseaux sociaux, le quotidien des Sénégalais vire au soap improbable. Chaque matin, on se demande : aujourd’hui, sera-t-ce un scandale politico-sentimental ou un feuilleton judiciaire à suspense ?
Il faudrait presque constituer une équipe de super-héros priante, cœurs en fusion et doigts croisés, pour restaurer la joie et la sérénité post-Can… et espérer que la presse, elle aussi, soit définitivement assainie, afin qu’on ne nous serve plus des expressions moqueuses comme « d’après les Pv disponibles, tel mis en cause ‘est avoué’ ». Sacré pays !
salla.gueye@lesoleil.sn

