Au Sénégal, l’on se demande qui s’occupe de l’entretien de nos routes nationales et secondaires ces dernières décennies. À Dakar et à l’intérieur du pays, elles sont souvent mal entretenues, cabossées par endroits. Les panneaux de signalisation sont par terre et rarement remplacés, voire jamais remis en fonction. Mais le plus déplorable, ce sont les ralentisseurs de vitesse ou « dos d’âne », quasi invisibles pour les conducteurs le long des routes, surtout une fois la nuit tombée. Sur les grands axes Dakar‒Sébikotane‒Thiès, ou Thiès‒Tivaouane‒Saint-Louis, ou encore Diamniadio‒Mbour‒Fatick, un chauffeur distrait pourrait en faire les frais. Les dos d’âne risquent de lui endommager les organes de son véhicule ou de provoquer un accident tout simplement. Combien coûterait-il de peindre, de temps en temps, en couleurs vives ‒ blanc, rouge ou jaune ‒ ces ralentisseurs pour préserver notre sécurité ? Construire une bonne route, c’est bien ; mais l’entretenir, c’est encore mieux…
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