Le boutiquier du coin avait l’habitude de se faire livrer du pain chaque jour au petit matin. Le sac lui était accroché par les livreurs de la boulangerie au portail de sa boutique. Une routine bien huilée, et des mères de famille venaient parfois tôt s’approvisionner, deux ou trois baguettes, qu’elles payaient ensuite au commerçant.
Mais malheur. Un quidam avait suivi le manège. Il est venu jeudi et vendredi, tôt avant tout ce petit monde, piquer le sac de pain.
Dans un autre quartier, un collègue nous confie que sa cousine a également vu sa petite cantine devant leur maison dévalisée de son contenu… une bonbonne de gaz et des sachets de savon moussant.
De petits larcins, dirons-nous. Mais cela renseigne à quel point on risque sa vie pour des broutilles. Car, imaginez une fois ces larrons pris la main dans le sac, et lynchés parfois par le voisinage.
D’aucuns prétextent que les temps sont durs, pour faire le pickpocket ou le cambrioleur occasionnel. Comme cette tendance de jeunes gens roulant sur des motos arrachant aux honnêtes gens leur téléphone ou sac à main.
Peut-être, devrait-on lire à ces quidams les textes sacrés qui enseignent qu’il faut toujours « Gagner son pain à la sueur de son front ». Et non… le voler.
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