Ils sont une centaine de jeunes hommes à squatter tôt le matin le fameux rond-point du quartier Parcelles Assainies de Thiès. À la recherche de travail journalier, dans la maçonnerie tout particulièrement, ces jeunes gens non qualifiés sont sollicités comme manœuvres, éboueurs, « boys » de maison, mais surtout maçons d’occasion, pour aider d’autres équipes de maçons dans les chantiers de la ville de Thiès ou dans les environs de l’agglomération. Une fois mis à l’œuvre, bonjour les dégâts.
L’on se rend compte qu’ils ne maîtrisent point les techniques les plus élémentaires du boulot pour lesquels ils sont embauchés. Juste leur gagne-pain les intéresse. Ils sont payés entre 4.000 et 8.000 FCfa la journée. Laissés à eux-mêmes, cette main-d’œuvre pouvait pourtant être bien formée dans les métiers du bâtiment, le maraîchage, la petite industrie, etc. Car, on y trouve la plupart des ouvriers âgés de plus de vingt ans. Donc prêts à un travail de dur labeur qui, sans matériels et tenues adéquats, les use dans les chantiers de béton, fer et sable.
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