Dans certains de nos pays, le parti politique appartient à une personne. Ce n’est jamais une affaire d’association, de regroupement, de mouvement ou de camaraderie. C’est une formation politique, le plus souvent sortie de la cuisse de Jupiter, le siège, les meubles, les voitures, même les adhérents « appartiennent » au guide-fondateur. Ce leader peut faire entrer qui il veut, et gare à celui qui le contredit. Oust ! On est mis dehors, renvoyé sans préavis, ni explication, ni un conseil de discipline.
Et pourtant, l’on se dit bien dans des démocraties intégrales, donc tout chef de parti devait être élu, réélu par un congrès, une assemblée générale, bref un cadre légal et légitime. Personne ne devrait ainsi léguer un parti politique à son fils, son neveu, épouse ou ami. Sauf, si ce n’est passé par un cadre démocratique, une volonté des militants dûment munis de leur carte de membre du parti. Pire, sous nos cieux, souvent des partis disparaissent dès que leur leader quitte la scène politique ou décède. C’est dire que, loin des cadres standards de partis politiques centenaires ou plus, nous sommes bien dans des démocraties à la sauce africaine…
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