Il est arrivé qu’au Sénégal, la classe politique, la société civile, les citoyens en général, trouvent des consensus forts sur des sujets de société, des lois, des codes écrits ou non écrits pour gouverner, vivre ensemble en harmonie… Souvent, quand le combat ou le débat est engagé, il est passionnant, souvent houleux, avant de trouver le juste milieu.
Des assises nationales sur l’éducation, le sport, la justice, des dialogues politiques sur le code électoral, l’organisation des élections, la bonne gouvernance, la réforme des institutions, nous en avons connus bon nombre depuis les années 1980. Mais le hic, on peut se lever un bon jour et renverser la table des consensus et tout remettre en cause rien que pour nos beaux yeux.
Des marches de protestation, des boycotts, des grèves, sont organisés par-ci et par-là pour exiger de nouvelles assises, un nouveau dialogue, un consensus « plus large », de nouvelles lois, un référendum, etc. L’école, les universités, la santé, la vie des partis politiques, les sports, les transports, les sujets de moeurs, de religion, entre autres, font souvent les frais de désaccords si profonds parfois, que notre bon vivre-ensemble est ébranlé et notre société s’en trouve au bord de la rupture. Trop de passion tue souvent notre raison dans ce pays.
omar.diouf@lesoleil.sn


